L’équivalence de diplôme pour mettre un employeur en confiance

Pour les gens issus de l’immigration, il y a plusieurs enjeux à prendre en compte, dont au premier chef, l’intégration socioprofessionnelle. Or, plusieurs croient, à tort, qu’il suffit pour une personne immigrante de demander une équivalence de diplôme pour trouver un emploi. Ce n’est pas si simple.

Une équivalence de diplôme vient davantage témoigner du niveau scolaire dans un domaine précis que de la capacité à travailler. Comme certains immigrants le constatent à leur arrivée au pays, parfois trop tard, les employeurs ne s’y attardent pas nécessairement. Effectivement, ce n’est pas parce que nous avons un niveau d’études reconnu par le ministère de l’Éducation que nous connaissons nécessairement les façons de faire, les lois et règlements ainsi que les méthodes de travail utilisées au Québec.

Évidemment, nous avons déjà une bonne base! Il faut tout simplement savoir la valoriser ici. Comment y arriver?
Il y a effectivement différentes façons de procéder afin de valoriser son savoir-faire. Vous pouvez entre autres faire des démarches qui vous permettront d’obtenir une reconnaissance officielle de vos compétences par rapport à des normes établies. La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) vous permettra ainsi de faire reconnaître vos aptitudes à l’emploi tout en vous permettant de connaître les notions ou normes que vous devez acquérir afin d’être plus facilement employable ici. En plus, cela vous donnera un diplôme récent.

Afin d’y arriver, certains doivent consulter les ordres professionnels, d’autres peuvent commencer un cheminement avec un organisme spécialisé comme Qualification Montréal ou les établissements scolaires correspondant à votre niveau. Les universités semblent encore frileuses de ce côté, mais elles peuvent parfois créditer certains cours.

Pour effectuer ces démarches, il est important d’avoir avec vous vos documents scolaires, votre curriculum vitae ainsi que les plans de cours des études que vous avez suivies. Par contre, ne vous en faites pas, les professionnels que vous consulterez vont se débrouiller avec ce que vous avez et vont vous accompagner dans cette démarche.

Il y a la fameuse première expérience canadienne qui peut aussi vous aider. Cela ne veut pas dire d’aller s’accrocher les pieds dans un emploi qui ne correspond pas à votre profil ou votre champ d’intérêt. Il faut plutôt trouver un stage ou effectuer du bénévolat dans votre domaine, obtenir une subvention salariale pour un nouvel arrivant avec Emploi-Québec ou trouver un mentor qui vous aidera à vous intégrer professionnellement.

Le meilleur conseil que nous pouvons vous donner, c’est de consulter un professionnel de la gestion de carrière; voir un conseiller d’orientation ou un conseiller en emploi dans un des organismes associés à AXTRA.

Éric Lafrenière, M. Éd., Conseiller d’orientation chez Impulsion-Travail